Au Cambodge, un modèle communautaire transforme la protection de l’enfance
Faut-il tout un village pour protéger un enfant?
Une transformation majeure est en cours dans le système de protection sociale du Cambodge. Une initiative locale d’abord pensée pour empêcher les enfants d’être placés en orphelinat devient aujourd’hui le modèle national d’aide à l’enfance et aux plus vulnérables, grâce à une approche communautaire qui redéfinit la prise en charge.
Que faire lorsqu’une famille ne peut plus s’occuper de ses enfants ?
Pendant des décennies, la solution était l’orphelinat: une institution où des enfants sans soutien parental étaient pris en charge par du personnel. Mais il devint progressivement évident que ces lieux sur-sollicités et mal gérés nuisent au bien-être des enfants, et de nombreux pays abandonnèrent ce modèle au profit de systèmes fondés sur les familles et foyers d’accueil.
Dans les pays aux systèmes sociaux peu développés, cependant, les orphelinats gérés par des associations restent une solution centrale. Au Cambodge, où environ une personne sur six vit sous le seuil de pauvreté, les familles incapables d’offrir à leurs enfants une alimentation, des soins ou une éducation suffisants se tournent vers eux en dernier recours.
Résultat : 80 % des enfants vivant dans des orphelinats cambodgiens ne sont pas vraiment orphelins, mais des enfants dont les familles estiment ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins1.
Un système de protection en crise
Au début des années 2010, plusieurs enquêtes révèlent l’ampleur de la supercherie des orphelinats au Cambodge. Il s’avère en effet que beaucoup exploitent les enfants à des fins lucratives, portés par l’essor du ‘volontourisme’.
Ce phénomène, apparu dans les années 2000, gagne rapidement en popularité auprès de riches touristes et jeunes bénévoles internationaux. Séduits par le ‘syndrome du sauveur blanc‘, ils se rendent dans des pays en développement en quête d’une expérience de volontariat ‘feel-good’, ignorant (ou ne s’en souciant que peu) qu’ils alimentent une véritable ‘industrie de l’orphelin’.2
Entre 2005 et 2015, le nombre d’orphelinats au Cambodge augmente de plus de 60 %. Les enfants sont parfois “recrutés ou kidnappés pour répondre à la demande d’orphelins”3, et maintenus en mauvaise santé, dans des conditions précaires ou sous-alimentés pour susciter davantage de pitié – et donc de dons. Les orphelinats, censés protéger les enfants vulnérables, étaient devenus des machines à profit, avec les enfants comme marchandises4.
Face à cette crise, le gouvernement cambodgien s’est engagé publiquement en 2017 à fermer tous les orphelinats et à basculer vers un modèle de prise en charge familiale et communautaire.
Pourtant, jusqu’à récemment, ces efforts étaient largement restés vains. Pour les acteurs de terrain, la solution était superficielle : elle ne s’attaquait pas aux causes profondes qui poussent les enfants vers les orphelinats. Fermer ces établissements sans système de protection formel pour assurer la sécurité des enfants revenait à les renvoyer vers la pauvreté – les exposant de nouveau aux risques de trafic, de travail forcé, de mariage précoce, de prostitution ou d’autres formes d’exploitation5.
Mais en juin 2025, tout a changé. Inspiré par une initiative locale de protection sociale développée dans la province de Battambang, le gouvernement a adopté le modèle des ‘Ruches villageoises’ comme cadre national de protection de l’enfance.
Le modèle
Imaginé par le Cambodian Children’s Trust (CCT), un ancien orphelinat devenu ONG pour l’enfance, le modèle des Ruches villageoises (Village Hive Model) propose une approche transformatrice de protection sociale ancrée dans les communautés locales. Structuré en trois niveaux, il vise à éradiquer à la fois la pauvreté et la dépendance à l’aide internationale.
Niveau 1 : La prévention universelle
La base des Ruches consiste à renforcer les services publics, comme les écoles et les centres de santé, pour en garantir l’accès universel. Ces services essentiels améliorent le bien-être et le niveau de vie de chaque famille du village.
Pour favoriser l’autonomie locale, le programme propose au personnel des écoles et des cliniques d’identifier leurs propres forces et besoins. Le rôle du CCT se limite alors à fournir ce qui est demandé – une approche non-directive rare pour une ONG.
Les Ruches investissent dans les infrastructures de santé en approvisionnant les centres en matériel essentiel, en assurant des locaux propres, fonctionnels et accessibles, et en soutenant le corps médical grâce à des formations et du personnel supplémentaire. Les établissements locaux sont ainsi mieux armés pour prévenir les maladies et gérer les affections aiguës ou chroniques.
Dans les écoles, les Ruches veillent à ce que les locaux et les programmes soient de qualité. Elles proposent aux enseignants du soutien humain, du matériel, et des formations en pédagogie, en littératie numérique, en protection de l’enfance et en gestion positive des comportements.
Le modèle permet aussi aux élèves de participer à des activités extrascolaires, des cours de compétences pratiques ou du soutien scolaire. L’objectif : créer un système éducatif public où chaque enfant peut s’épanouir dans un environnement sûr et stimulant.
Ensemble, ces mesures visent à préparer les enfants, les familles et les communautés à s’épanouir sur le long terme.
Niveau 2 : L’intervention précoce
Une fois les services publics de base en place, les Ruches mettent en œuvre un système d’intervention précoce pour s’attaquer à la pauvreté à la racine. Des travailleurs sociaux accompagnent les familles à risque dans un parcours en six étapes vers l’autonomie financière.
Ce parcours commence par un audit complet de leurs besoins de base, de leurs revenus et dépenses mensuels. Cela permet de les orienter vers les services publics adaptés, de leur proposer des formations en gestion financière, de calculer une aide temporaire et de les aider à fixer un objectif économique. Les assistants sociaux aident ensuite les familles à élaborer un business plan pour leur activité familiale ou à trouver un emploi, tout en assurant un suivi des objectifs.
La pauvreté étant à l’origine de nombreux problèmes locaux (séparation familiale, travail forcé et trafic d’enfants), ce soutien donne aux familles les outils pour passer d’une logique de survie au jour le jour à une stabilité durable. En gagnant en autonomie financière, elles dépendent moins des associations caritatives et peuvent mieux soutenir leurs enfants, réduisant ainsi les risques d’exploitation.
Niveau 3 : La réponse aux crises
Avec ces systèmes de prévention et d’intervention précoce en place, moins de familles atteignent le stade de la crise. Les services d’urgence, moins sollicités, peuvent alors agir plus efficacement.
En cas de signalement d’abus, de négligence, ou d’autres risques majeurs pour les enfants, les Ruches disposent d’une gamme de services : ligne d’urgence 24h/24, psychologues, hébergement d’urgence, placement en famille élargie, soutien aux jeunes sortant de la prise en charge, réintégration familiale, groupes de soutien contre les addictions et aide en cas de sinistre.
Lorsque les travailleurs sociaux estiment qu’un enfant n’est pas en sécurité avec ses parents, ils explorent d’abord les solutions au sein de la famille élargie ou du cercle proche avant d’envisager un placement en famille d’accueil. Les personnes sollicitées reçoivent une formation en protection de l’enfance et un soutien financier pour offrir un foyer sûr et sain. Un accompagnement psychologique est également proposé à l’enfant et à sa famille pour les aider à surmonter leurs difficultés6.

Autonomiser les communautés
La construction des Ruches a commencé par des ateliers de “co-création” dans chaque communauté de Battambang, réunissant leaders locaux, fonctionnaires et autres acteurs pour identifier les enjeux de protection de l’enfance et imaginer des solutions. Depuis ces premières réflexions, des ateliers de co-conception continuent de faire évoluer le modèle.
“Je n’ai jamais vu une ONG travailler comme le CCT. Les Ruches villageoises sont aussi innovantes que les astronautes de la mission Apollo”, déclare Hak Chanley, directeur adjoint du ministère cambodgien des Affaires sociales, des Anciens combattants et de la Jeunesse. “J’ai vu les chefs de commune, les leaders locaux, le gouvernement et le CCT travailler ensemble. Tout le monde partage le même objectif : soutenir les familles en difficulté jusqu’à ce qu’elles n’en aient plus.”
Les cambodgiens ont longtemps été privés de cette capacité à définir et à mettre en œuvre leurs propres solutions. Dans les années 1970, le régime génocidaire des Khmers rouges a réduit à néant les infrastructures sociales et de santé du pays, laissant à des ONG internationales le rôle de combler les lacunes. Bien que la plupart de ces organisations aient agi avec de bonnes intentions, elles ont créé un système national qui dépend de fonds étrangers pour ses services essentiels.
Pendant des décennies, cette mécanique a privé les locaux de leadership et d’autonomie, les rendant dépendants d’acteurs extérieurs pour définir leurs problèmes et leurs solutions – rarement durables ou ancrées dans le contexte local.
“Nous voulons initier un mouvement pour transférer le pouvoir des ONG vers les communautés locales”, explique Pon Jedtha, cofondateur et directeur national du CCT. “Plutôt que dans le secteur privé, où elles gardent un contrôle total, nous voulons voir les ONG investir dans le secteur public, en utilisant leurs fonds venant du monde entier pour renforcer les services publics, en confiant aux communautés les clés de leur propre avenir.”
Le parcours du CCT vers cette philosophie n’a pas été linéaire. Pon Jedtha et sa cofondatrice Tara Winkler avaient d’abord monté un orphelinat en 2007, avant de le restructurer en réalisant que la plupart des enfants accueillis n’étaient pas orphelins. Depuis, l’organisation n’a cessé d’apprendre et de s’adapter aux besoins réels des communautés.
“En 2019, nous avons compris que nous étions dans une impasse. Si le CCT continuait sur la même voie, Battambang dépendrait éternellement de nous pour ses services essentiels”, raconte Jedtha. “Nous méritons une communauté capable de se prendre en charge et de s’occuper de ses membres. Nos enfants, et les enfants de nos enfants, devraient grandir en sachant qu’ils peuvent compter sur une communauté bien pourvue.”
Se rendre superflus
Cette prise de conscience explique pourquoi l’un des principes centraux de l’organisation est sa stratégie de sortie.
C’est un paradoxe auquel beaucoup d’ONG sont confrontées : si elles résolvent vraiment les problèmes qu’elles traitent, elles deviennent inutiles. Là où la plupart des organisations évitent d’y réfléchir, le CCT a fait de l’obsolescence le cœur de sa mission. Comme l’explique Winkler :
“Le secteur du développement international a été construit sur une logique d’empire, où les organisations développent leurs propres marques, programmes et infrastructures en parallèle des systèmes publics. Pour s’attaquer aux causes profondes des problèmes dans le Sud global, il faut que ces mêmes organisations renoncent aux structures qui perpétuent leur existence.
C’est inconfortable, car cela signifie perdre la capacité de dire : ‘C’est notre école, notre centre, notre programme.’ Pourtant, cette perte de propriété est précisément le but. Quand les projets s’intègrent parfaitement aux systèmes publics, le logo peut s’effacer, mais ce qui reste est bien plus puissant : une solution durable, que s’approprie la communauté elle-même.”
Le CCT espère se rendre obsolète d’ici 2032, remplacé par des Ruches villageoises pleinement fonctionnelles et autonomes. Cela signifierait que les communautés ont pris en main leurs propres services de protection sociale, résolvant les problèmes au fur et à mesure et mettant en œuvre des solutions locales et pérennes.
Et ils ont bien avancé. Pour favoriser cet ancrage local, CCT a aujourd’hui une équipe dirigeante 100 % khmère et mis en place une politique garantissant l’égalité salariale entre employés locaux et expatriés. Cette politique stipule aussi que le CCT ne peut embaucher d’expatriés que si leur expertise n’est pas disponible localement7. Résultat : il n’y a plus eu d’employés expatriés au CCT depuis cinq ans.
Depuis leur lancement en 2019, les Ruches ont eu un impact considérable. Selon les données du CCT, les familles ont augmenté leurs revenus de 142 %, réduit leur endettement de 61 % et continuent de prospérer indépendamment après avoir terminé le parcours d’intervention précoce8.
En 2024, les Ruches soutenaient plus de 50 000 personnes dans trois communes et 18 villages de la province de Battambang. Le CCT prévoit d’étendre le modèle à l’ensemble des dix communes et 62 villages du district d’ici 2032. Et avec son adoption récente par le gouvernement national, leur portée et leur impact ne feront que croître.
“Dans le futur, nous prévoyons d’étendre les Ruches villageoises aux 25 provinces du pays et à la capitale”, explique Siem Sopheak Votey, directrice des Affaires familiales au ministère des Affaires sociales. “Nous voulons que les partenaires provinciaux, communaux et les ONG les mettent en œuvre ensemble pour créer un système cohérent qui s’attaque aux causes profondes de la pauvreté.”
Rebâtir la confiance
L’une des principales inquiétudes concernant le passage à un modèle communautaire et l’intégration des Ruches dans le système public est la corruption gouvernementale. En 2024, le Cambodge se classait 158e sur 180 pays à l’Indice de perception de la corruption, l’un des pires au monde. Cette situation érode la confiance des donateurs dans les institutions publiques du pays.
Des Ruches durables et intégrées au secteur public nécessitent une confiance et une coopération fluides entre toutes les parties prenantes. C’est pourquoi le CCT lutte frontalement contre la corruption, avec des politiques strictes, des rapports réguliers, des formations et des forums de discussion pour évaluer les progrès et trouver des solutions.
“Il existe une idée profondément ancrée selon laquelle les communautés du Sud global ne peuvent pas gérer leurs propres affaires. Mais la corruption n’est pas un problème insurmontable – elle n’est pas inhérente à la culture ou au caractère des gens. La corruption est simplement le symptôme d’un système défaillant”, affirme Tara Winkler. “Nous prouvons qu’avec les bons contrôles et beaucoup de transparence, nous pouvons surmonter ces préoccupations.”
Ces efforts portent leurs fruits : la plupart des participants rapportent une amélioration de la redevabilité et une réduction de la corruption. Les leaders locaux soulignent aussi un meilleur fonctionnement des relations entre gouvernements et communautés.
“Les Ruches villageoises ont favorisé l’inclusion et encouragé un meilleur engagement entre la communauté et le gouvernement local”, témoigne Chea Vibol, du Conseil communal de Ou Char. “Les gouvernements locaux sont devenus plus réactifs aux besoins des communautés, écoutant activement les retours et prenant des décisions équitables qui reflètent les meilleurs intérêts de notre peuple.”
Financer le changement systémique
Si la corruption est un obstacle majeur, ce n’est pas le seul frein au financement des Ruches. La complexité et la nature à long terme du projet déconcertent souvent les donateurs, habitués à des visions claires et des résultats immédiats.
“Le changement systémique prend du temps, et il n’est pas toujours facile à expliquer. C’était bien plus simple pour le CCT de lever des fonds quand nous étions un orphelinat !”, nous confie Keir Drinnan, directeur général de CCT Australie, une antenne qui apporte un soutien financier et stratégique aux Ruches.
Historiquement, le CCT a surtout mobilisé des donateurs internationaux pour financer ses projets. Mais des Ruches durables et intégrées au secteur public nécessitent un soutien de l’État – ce qui s’est avéré difficile à obtenir. Un manque de compréhension par le public de l’approche de CCT complique la collaboration avec les communautés et la présentation du projet aux responsables gouvernementaux, qui peinent parfois à en saisir la vision.
Pourtant, le CCT continue de démontrer l’impact concret du modèle. Pour eux, des communautés autonomes où chaque membre reçoit les soins nécessaires pour s’épanouir est une vision qui mérite d’être défendue. Et malgré les défis initiaux, le gouvernement cambodgien contribue désormais au financement du projet, marquant une étape majeure vers la pérennité des Ruches – et la dissolution de CCT9.
La localisation à l’échelle mondiale ?
Le contexte local est au cœur des Ruches. Leur essence même est d’être conçues par les Cambodgiens, pour les Cambodgiens. Mais cela ne signifie pas que leur cadre communautaire ne peut s’appliquer ailleurs. Pour le CCT, la ‘localisation’ doit être la base de tout changement systémique.
“Au fond, la localisation est une question de pouvoir : qui contrôle et qui décide”, souligne Winkler. “Le pouvoir ne change vraiment de mains que lorsqu’il quitte l’orbite des ONG et donateurs étrangers. La seule façon de créer un changement durable est de construire des services sociaux robustes au sein du système public, où le contrôle est intrinsèquement local.”
Ainsi, si les caractéristiques spécifiques des Ruches ne sont pas transposables telles quelles, leurs principes fondamentaux le sont.
Les Ruches villageoises conçoivent le ‘prendre soin’ comme une responsabilité profondément collective, un processus de co-création et de coévolution. Leur système complexe et interconnecté reconnaît que les problèmes que nos systèmes de soin tentent de résoudre sont inextricablement liés les uns aux autres, et nécessitent donc une approche holistique.
Le modèle montre qu’un ‘prendre soin’ efficace fonctionne depuis le centre vers l’extérieur. Un système où chaque membre a ses besoins immédiats comblés et dispose des moyens de s’épanouir durablement exige l’implication active des communautés.
À l’échelle globale, cela signifie que les communautés ont du pouvoir, celui de faire valoir les perspectives locales dans la politique nationale. Gouvernements et ONG doivent leur faire confiance pour mener leur propre changement.
Quant à chacun d’entre nous, cela implique d’ancrer notre pratique du soin dans nos propres communautés, dans nos interactions quotidiennes, avant de pouvoir construire tout ce qui en découle.
N.B: Si vous souhaitez recevoir directement les articles en français de The Fifth Wave Institute, vous pouvez vous désabonner de la newsletter principale et vous abonner à celle en français en vous rendant sur fifthwaveinstitute.com dans la rubrique ‘Gérer mon abonnement’.
Miller, A., & Beazley, H. (2021). ‘We have to make the tourists happy’; orphanage tourism in Siem Reap, Cambodia through the children’s own voices. Children’s Geographies, 20(1), 51–63.
Higgins-Desbiolles, F., Scheyvens, R. A., & Bhatia, B. (2022). Decolonising Tourism and Development: From Orphanage Tourism to Community Empowerment in Cambodia. Journal of Sustainable Tourism, 31(12), 2788–2808. https://doi.org/10.1080/09669582.2022.2039678.
Miller & Beazley, 2021.
Higgins-Desbiolles et al., 2022.
Ibid.
Ces informations concernant les Ruches sont issues du site de CCT. Pour en savoir plus, rendez-vous sur Village Hive (2024) - Cambodian Children’s Trust.
Mona Nikidehaghani and Freda Hui-Truscott, 2024. Localisation of Humanitarian Aid: A Case Study of Sustainable Development in Cambodia. AABFJ Volume 18, Issue 1.
Ces chiffres sont tirés du site de CCT, https://cambodianchildrenstrust.org/village-hive/. Une étude de l’université Charles Darwin est en cours pour évaluer de manière indépendante l’impact des Ruches sur les communautés.
Hui-Truscott, F., & Nikidehaghani, M. (2024). Evaluating the localisation of the Village Hive Project: A Case Study in Cambodia. Wollongong; University of Wollongong Australia.







